Maud Ougier
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    10 août 202610 min de lecture

    MaPrimeRénov' et chauffage au gaz : ce qui change le 1er septembre 2026 pour votre rénovation d'ampleur à Bordeaux

    Si vous réfléchissez à une rénovation globale à Bordeaux et que votre logement est chauffé au gaz, une date doit figurer en haut de votre calendrier : le 1er septembre 2026. À partir de ce jour, une rénovation d'ampleur ne sera plus éligible à MaPrimeRénov' si le logement conserve, après travaux, un chauffage majoritairement au gaz. Jusqu'au 31 août 2026, un chauffage au gaz peut encore être conservé dans certains cas. Autrement dit : le même projet, avec le même descriptif technique, ne sera pas financé de la même façon selon le moment où le dossier est engagé.

    Ce qui change exactement

    Avant le 1er septembre 2026

    Dans le parcours rénovation d'ampleur, le maintien d'un chauffage au gaz après travaux reste possible dans certains cas. Un propriétaire qui remplace ses menuiseries, isole ses murs et sa toiture, améliore sa ventilation et atteint le gain de performance demandé peut ainsi bénéficier de l'aide sans changer nécessairement de générateur.

    À partir du 1er septembre 2026

    La règle se durcit : si le logement reste majoritairement chauffé au gaz à l'issue des travaux, la rénovation d'ampleur n'est plus éligible à MaPrimeRénov'. Le changement de mode de chauffage devient donc, en pratique, la condition d'accès au dispositif le plus généreux du parcours.

    Deux autres évolutions à connaître en 2026

    L'isolation des murs — par l'extérieur comme par l'intérieur — et les chaudières biomasse ne sont plus financées dans le parcours par geste. Ces travaux restent éligibles, mais uniquement dans le cadre d'une rénovation d'ampleur. Concrètement, un propriétaire qui voulait faire isoler ses murs « à part », geste par geste, doit désormais raisonner en projet global. Le sujet est détaillé dans notre article sur MaPrimeRénov' par geste en 2026.

    Rappel : ce qu'exige le parcours accompagné

    La rénovation d'ampleur repose sur deux piliers qui ne bougent pas :

    • Un gain d'au moins deux classes de DPE entre l'état initial et l'état projeté, justifié par un audit énergétique.
    • Un Mon Accompagnateur Rénov' agréé, qui valide le scénario de travaux et suit le dossier.

    Ces deux exigences structurent tout le calendrier : l'audit, le choix du scénario, puis la consultation des entreprises. On ne monte pas un dossier de rénovation d'ampleur en trois semaines.

    Pourquoi le calendrier compte autant à Bordeaux

    Un parc largement chauffé au gaz

    Échoppes, maisons de ville 1930, immeubles de rapport divisés : une grande partie du parc bordelais et béglais est équipée d'une chaudière gaz murale, souvent installée dans la cuisine ou la salle d'eau. Pour ces logements, la question « je garde ou je change » n'est plus seulement technique ou économique : elle devient une question d'éligibilité.

    Les délais réels d'un projet

    Entre la première réflexion et la signature des devis, il faut compter le temps de l'audit énergétique, celui du rendez-vous avec un accompagnateur agréé, celui de la consultation de plusieurs entreprises, puis celui du montage administratif. Additionnés, ces délais dépassent facilement plusieurs mois. Un propriétaire qui commence à s'y intéresser à l'été 2026 en visant le maintien du gaz joue contre le chronomètre.

    Une décision qui engage vingt ans

    Au-delà de l'aide, le choix du système de chauffage engage le logement pour la durée de vie de l'équipement. Décider en fonction du seul calendrier administratif serait une erreur symétrique de celle qui consiste à l'ignorer.

    PAC ou maintien du gaz : comment arbitrer

    Les questions techniques à poser avant tout

    • L'enveloppe est-elle traitée ? Une pompe à chaleur installée dans une maison mal isolée fonctionne à haute température, consomme davantage et déçoit. L'isolation vient d'abord — c'est aussi la logique du parcours d'ampleur.
    • Les émetteurs sont-ils compatibles ? Des radiateurs anciens dimensionnés pour 70 °C ne conviennent pas à une PAC basse température sans remplacement partiel.
    • Où poser l'unité extérieure ? Dans une échoppe mitoyenne, la cour est étroite et le voisinage proche : bruit, distances, servitudes et parfois règles d'urbanisme locales entrent en jeu.
    • Quel est l'état de la chaudière actuelle ? Une chaudière récente et performante n'appelle pas la même décision qu'un modèle en fin de vie.

    Trois cas de figure fréquents

    Projet déjà cadré, chaudière récente. Si le descriptif est prêt et l'audit réalisé, engager le dossier avant le 31 août 2026 permet d'envisager le maintien du gaz dans les cas où il reste admis. C'est un scénario de course : il ne fonctionne que si tout est déjà en place.

    Projet en réflexion, chaudière vieillissante. Le raisonnement le plus solide consiste à intégrer le changement de générateur au projet global, plutôt que de courir après une échéance. L'isolation d'abord, la PAC ensuite, dimensionnée sur un logement déjà performant.

    Travaux étalés dans le temps. Attention : avec la sortie de l'isolation des murs du parcours par geste, découper son projet en tranches devient nettement moins avantageux. Mieux vaut construire un scénario d'ampleur cohérent.

    Ne pas oublier les autres leviers

    MaPrimeRénov' n'est pas le seul financement. Les certificats d'économie d'énergie, l'éco-PTZ et les dispositifs locaux se cumulent selon les situations : voir notre article sur le financement d'une rénovation avec l'éco-PTZ. Sur les conditions générales du parcours d'ampleur, notre article MaPrimeRénov' rénovation d'ampleur en 2026 détaille plafonds et étapes.

    Là où le courtage en travaux change la donne

    Un accompagnateur agréé valide le scénario énergétique ; il ne consulte pas les entreprises à votre place et ne négocie pas les devis. C'est précisément mon rôle de courtière en travaux à Bègles : traduire le scénario en descriptif technique exploitable, consulter des artisans vérifiés, comparer les devis à périmètre strictement identique, puis suivre le chantier jusqu'à la réception. Sur un projet où l'éligibilité dépend du contenu technique des travaux, l'écart entre deux devis mal comparés peut coûter bien plus que l'aide espérée. Vous pouvez me présenter votre projet pour en discuter.

    En résumé

    Jusqu'au 31 août 2026, le maintien d'un chauffage au gaz reste possible dans certains cas en rénovation d'ampleur. À partir du 1er septembre 2026, un logement majoritairement chauffé au gaz après travaux n'est plus éligible. Ajoutez à cela la sortie de l'isolation des murs et des chaudières biomasse du parcours par geste, et le message est clair : en 2026, la rénovation se pense globalement, avec un gain de deux classes de DPE et un accompagnateur agréé. Pour une échoppe ou une maison 1930 chauffée au gaz à Bordeaux, la vraie question n'est pas « comment garder ma chaudière », mais « dans quel ordre traiter l'enveloppe puis le chauffage ».

    Votre logement bordelais est chauffé au gaz et vous envisagez une rénovation globale ?

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